Direct Matin Montpellier Plus

29-06-2019

« CETTE STRUCTURE EST UNIQUE EN FRANCE »

Le maire Philippe Saurel voit dans le Mo. Co. un équipement collant à l’esprit d’innovation de la ville, à son histoire « en renouvellement perpétuel ».
Montpellier rattrape son retard dans le domaine de l’art contemporain ?

On l’a déjà rattrapé en ouvrant La Panacée. Mais en y adjoignant l’Ecole des Beaux-Arts, aujourd’hui l’hôtel Montcalm, mais aussi des personnalités comme le directeur Nicolas Bourriaud et la présidente Vanessa Bruno, on se place au niveau de Paris. Depuis l’ouverture du Palais de Tokyo en 2002, aucun centre d’art contemporain public de cette dimension n’a été ouvert en France. Cette structure en triptyque est unique.

Le choix de “recycler” un bâtiment a primé sur la création d’un vaisseau architectural.

Le recyclage de bâtiments anciens et de friches est devenu l’ADN de notre politique du renouvellement urbain. C’était déjà le cas de La Panacée et on pourrait aussi citer la Halle Tropisme installée à l’Ecole d’Application de l’Infanterie, et bientôt le conservatoire dans l’ancienne maternité. Nous répondons ainsi aux objectifs d’une ville durable.

Ces pôles culturels auront-ils des liens ?

De la même façon que le Grand canal de Venise dessert le Guggenheim, le Palazzo Grassi, la Pointe de la douane, les Jardins de l’Arsenal, la ligne 1 de tramway reliera le MO.CO., l’opéra Comédie, le Pavillon populaire, le musée Fabre, le Corum, le conservatoire. L’idée est de créer un itinéraire d’art dans la ville en lien avec les galeries, les artisans d’art, et les artistes bien sûr. Contrairement à Sète, Montpellier n’a guère travaillé avec ses propres artistes. C’est ce que je voudrais faire en développant les résidences, l’enseignement, les ateliers, bref la chaîne de production et d’exposition.

La vocation du MO.CO. est également internationale ?

Complètement. Les États ayant perdu un peu de leur omnipotence ou omniprésence, ce sont souvent les villes qui dialoguent à l’échelle de la planète. C’est le cas de Montpellier qui parle avec des cités russes, chinoises, ou encore avec Shanghai et Palerme.

Nicolas Bourriaud incarne une ligne artistique ultra- contemporaine. Vous l’assumez ?

Totalement ! Elle est dans le caractère d’une ville historiquement toujours en mouvement et en renouvellement. Une ville tournée vers l’international où au Moyen Âge on parlait déjà toutes les langues de la Méditerranée. A Marseille, 46 % des habitants sont originaires de la ville. A Montpellier c’est 20 % avec une population très jeune, étudiante. C’est pourquoi il y a ici un microclimat pour accrocher les innovations, perpétuer ce creuset de civilisations qu’était Montpellier dès sa création. Ce n’est pas un hasard si la plus ancienne faculté de Médecine d’Europe se trouve ici.

Georges Frêche qui hésitait entre un centre d’art contemporain et un musée de la présence française en Algérie avait finalement choisi le second. Vous avez fait l’inverse.

Ce projet avait un sens politique quand Georges Frêche le portait mais après sa mort, le musée a changé de nature, devenant un musée de la France et de l’Algérie, sans que le consul de ce pays ne soit d’ailleurs consulté. Sans hésiter, j’ai choisi l’art contemporain qui correspond à une vision du monde en temps réel et à l’interprétation qu’en font les hommes. Ce qui induit une liberté de penser, une liberté d’expression sans soumission au cadre, comme dans l’art roman qui est une règle de composition. L’art contemporain est un défi aux codes.

Comment va s’insérer le MO.CO. parmi les autres institutions muséales, le Carré Sainte-Anne et le musée Fabre.

Quand il ouvrira après d’indispensables travaux, le Carré Sainte-Anne sera un lieu de transition entre le MO.CO. et le musée Fabre.

Après le MO.CO. quels seront vos grands chantiers culturels ?

Le futur conservatoire va doubler sa capacité pour accueillir 2 000 enfants. J’ai aussi un grand projet fédérateur autour du théâtre, sans m’immiscer dans les programmations. Je n’oublie pas le livre avec la Comédie du Livre qui vient d’être confortée, un exploit. n

Recueilli par J.-M. G.
Philippe Saurel : « L’art contemporain induit une liberté ».

J.-M-. M

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