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SUR NOTRE RAPPORT AU TEMPS

Posted By admin On 13 mars 2019 @ 4 h 55 min In Actus | No Comments

Conférence. Dans le cadre de la semaine du cerveau, Sylvie Droit-Volet, Professeure des universités en psychologie et membre du CNRS à Clermont Ferrand, anime ce soir une conférence sur notre rapport au temps.

Dans nos sociétés industrielles, nous avons éprouvé le besoin, voire la nécessité, d’avoir des instruments collectifs de mesure du temps. Les horloges, les montres sont des moyens élaborés par l’homme pour que nous soyons tous calés sur le même temps : tous à l’heure à l’école, au travail, au rendez-vous. Ces montres sont donc à l’origine d’une représentation collective, sociale, du temps. Mais, comme nous le verrons, le temps psychologique, propre à chaque individu, ne s’écoule pas suivant le rythme de nos montres. Notre temps psychologique est élastique. Il se déforme au gré de nos états d’âme.

En psychologie, on s’intéresse peu à cette forme de temps. On s’y intéresse seulement pour savoir quand et comment l’enfant apprend à lire l’heure. Les conduites de l’homme face au temps sont multiples. Sous le terme « temps », on comprend plusieurs types de temps et de rapport au temps : estimation des durées physiques, jugement de la vitesse du passage du temps, projection vers le futur, rythmes, synchronisation, etc.

Notre temps sur terre est limité. Nous sommes des êtres de finitude et nous mourons tous à un moment donné. C’est un fait de vie, je devrais dire de mort ! Cette conscience aiguë de notre finitude impacte notre vie au quotidien. Par peur, par angoisse, certains sont boulimiques d’activités, avalent et avalent des activités. Ils oublient alors le temps et se sentent mieux. Mais, quand ils ne peuvent plus, quand ils sont trop vieux, ils pleurent sur le temps passé si vite. Ils n’ont pas su le savourer, prendre le temps !

Lors de la conférence, nous verrons que ce sentiment concernant le passage du temps résulte d’une analyse de soi dans le temps présent.

Tout dépend du temps dont vous parlez. Tout dépend des situations dans lesquelles vous estimez le temps. Nous avons des capacités basiques, innées, d’évaluation des durées des événements ou des intervalles entre deux événements. Ces capacités nous permettent de nous adapter à notre environnement fondamentalement temporel. Cependant le jeune enfant est plus variable dans ses estimations temporelles. Il est plus souvent sujet à des distorsions temporelles, ce qu’on appelle parfois des illusions temporelles. Ceci est en grande partie lié à ses capacités cognitives plus limitées. Il fait moins attention au temps et songe moins au temps qui passe.

doctorante en épidémiologie à l’INSERM de Montpellier.
Sylvie Droit-Volet, présente ce soir.


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