Direct Matin Montpellier Plus

30-11-2018

LAISSAC : DÉJÀ SA TROISIÈME VIE !

1 – Au Moyen Âge, le boulevard de l’Observatoire est nommé « chemin allant à la porte de la Saunerie ». On y trouve, jusqu’à la place de la Comédie, des jardins potagers cultivés par des maraîchers dont les officiers de l’état-major en ont la jouissance. La place Laissac se trouve en face d’une des tours de la commune clôture construite en 1204 par les consuls de la ville de Montpellier. La tour de la Babotte (littéralement «la Sorcière»), érigée non loin, fait partie d’une enceinte de la fin du XIIe siècle. La place Laissac est donc en dehors de la ville. Le faubourg est très petit et exposé car il est au pied de l’enceinte. Deux siècles plus tard, la périphérie de Montpellier est protégée par la palissade, une autre enceinte qui se trouvait vers Gambetta. Au XVIe siècle, les troubles religieux interviennent. Il y a une construction d’enceintes rasantes en 1621 au moment du siège de Montpellier par Louis XIII.
3 – Les halles sont remplacées en 1968 par un édifice en béton de cinq étages. Pierre Lafitte en est l’architecte. L’entresol et le premier étage sont réservés aux commerçants (légumiers à l’étage, métiers de bouche à l’entresol). Les autres niveaux sont dévolus à 250 places de parking. Certains diront que c’est d’ailleurs le seul point positif du bâtiment. La société de pétrole Shell remporte le marché de la construction des halles et la concession du parking payant pour trente ans. Toutefois, la ville reste propriétaire des murs. L’architecture est décriée et nombre de riverains l’appellent la verrue de Montpellier. L’esthétique de cet édifice en béton a toujours été sous le feu des critiques, même si certains Montpelliérains y voyaient une ressemblance avec le musée Guggenheim de New-York, construit en 1943 par l’architecte Frank Lloyd Wright. En 2012, le street artist Al Sticking s’empare des halles et y colle un visage monumental de profil, étage par étage.

2 – La municipalité d’Alexandre Laissac décide de la démolition du pâté de maisons au profit de l’édification d’une halle dont le quartier a un besoin impérieux. Omar Lazarb et Nestor Alaus sont les architectes de la halle polygonale inaugurée en novembre 1880. Elles s’appellent successivement « halles de la Croix de fer », « halles basses » (par opposition aux halles Castillane), « marché rond », « halles de l’Observatoire » et enfin « halles Laissac ». Construites le long de la voie de l’ancien tramway, le quartier est un village dans la ville. Légumiers et fruitiers sont installés sur le parvis tandis que les bouchers, fromagers et volaillers sont à l’intérieur. Les immeubles qui cernent l’endroit accueillent aussi des commerces variés. Avant Carrefour City se trouve le magasin Quercy. Les jeunes employées aveyronnaises portent alors un uniforme et sont contraintes de se rendre à la messe dominicale, à Saint-Denis, vêtues de leur tenue de travail.

  • Immo Vente
  • Immo Location
  • Auto
IAD France - Julien GRACIET (06 47 50 77 67) vous propose : Venez découvrir cette charmante maison i [...] Maisons / Villas207 000 € Dax
IAD France - Sophie ZARARAI (06 65 61 47 59) vous propose : Coup de coeur assuré pour ce magnifique  [...] T2209 000 € Villenave-d'ornon
Terrain à bâtir à Clapiers (34830) Au Coeur de la commune de Clapier à seulement [...] Terrains159 000 € Clapiers
SAINTE-FOY-LA-GRANDE T3 refait a neuf 500 Euro charges comprises de 77 m². Comprenant une entree, un [...] T3500 €Sainte-foy-la-grande
BRUGES T3 a 1050 Euro en tres bon etat de 73 m² avec un parking et une cave en residence. Comprenant [...] T31 050 €Bruges
BORDEAUX 850 Euro T3 renove 65 m² avec balcon. Comprenant 2 chambres, salle de bain, wc. Proche tran [...] T3850 €Bordeaux