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« IL FALLAIT LE CRAN DE LE FAIRE »

Posted By admin On 30 novembre 2018 @ 4 h 45 min In Actus | No Comments

Mona Kim, artiste au chapeau « melon », aux côtés de Philippe Saurel.
Le projet d’Hélène Mandroux (maire de Montpellier de 2004 à 2014), n’était qu’un dessin. Cette esquisse datait de 2012 mais en conseil, il n’y a eu aucun vote. Il fallait de l’ambition pour mener à bien le projet. De plus, ce dernier était estimé à 16 millions d’euros à l’époque. Moi je l’ai réalisé pour la moitié. En fait, il fallait le cran de le faire ! C’est un projet qui a été très souvent évoqué par les municipalités précédentes mais jamais réalisé. Il n’y a jamais eu d’autre permis de construire que le nôtre. Beaucoup ont critiqué mais personne ne s’y est attaqué. Et pour cause ! J’ai discuté, parlementé, argumenté. J’ai organisé plus de vingt réunions de concertations. Les phases de destruction à l’organisation du chantier, jusqu’à la forme de la halle, ses mensurations, sa couleur, ses œuvres d’art, le nombre de ses étaliers… C’est un projet emblématique sur ce plan. Et puis, les halles étaient obsolètes, les conditions de sécurité n’étaient plus réunies, et le bâtiment dégradé, il fallait donc le reconstruire. Nous avons conservé l’emplacement des halles en voulant se rapprocher de l’idée de Baltard, avec une armature métallique et de verre agrémenté d’une touche contemporaine.

Cette expression vient de Jean-Pierre Touchat (NDLR : le président du syndicat des halles et marchés) et je la partage. Le Marais est un quartier parisien qui offre de nombreux commerces et une qualité de vie. C’est exactement ce que nous aurons avec la place Laissac que l’on va ouvrir pour créer du passage. Les bars seront essentiels à ce lieu de vie. C’est l’esprit de Montpellier. Je souhaite que les gens entrent, sortent, utilisent la place et la halle de façon naturelle. Il y aura un espace totalement ouvert et libéré pour le commerce. Les étaliers qui sont sur les bordures de la halle, ont la possibilité de travailler dedans et dehors. Les bistrots d’à côté vont peu à peu venir l’occuper également et il y aura de l’ombre grâce aux micocouliers.

Pas du tout. Mon empreinte s’étend au-delà des halles. Cela commence par le Moco (futur musée d’art contemporain). C’est un acte politique car j’ai stoppé le musée de la France en Algérie. Sur l’extension donnant sur la rue Joffre, nous allons procéder à la surélévation de cet édifice de façon moderne et lumineuse. De là, nous aurons plus espace d’exposition. De plus, on ouvre le parc, il y aura un café-restaurant car il faut que ce soit un lieu de convivialité. Bien sûr, il y a aussi la réhabilitation de la Grand-rue Jean Moulin pour remonter jusqu’à la rue Courreau. Nous avons l’un des plus grands centres piétonniers d’Europe. Nous allons poursuivre son agrandissement. La rue du faubourg du Courreau été refaite. Donc les halles font partie d’un ensemble.


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