Direct Matin Montpellier Plus

24-01-2018

ÉCONOMIE : TAXE DE SÉJOUR CE QUI CHANGE

Depuis le 1er janvier, sur le territoire de la Métropole de Montpellier, la taxe de séjour est intercommunale.
C’est l’impôt local payé par les autres. Plus précisément, les visiteurs. Depuis le 1er janvier, sur le territoire de la Métropole de Montpellier, la taxe de séjour est intercommunale, selon des règles fixées par une délibération du 27 septembre 2017. Une manne qui peut s’avérer importante pour la collectivité, si l’on considère que le territoire génère avait rappelé Max Levita dans l’hémicycle, sous sa casquette de vice-président délégué aux finances. Le détail des nouvelles règles et les enjeux.

Jusque-là, seules neuf des 31 communes de la Métropole percevaient une taxe de séjour : Castries, Clapiers, Fabrègues, Juvignac, Lattes, Pérols, Saint-Jean-de-Védas et Villeneuve-lès-Maguelone, en plus de Montpellier.

L’élargissement du périmètre à toutes les villes , avait dit Max Levita. Toutes… sauf une. Comme la loi l’y autorise, le conseil municipal de Lattes a fait le choix, pour l’instant, de conserver la gestion de sa taxe, arguant que sa commune est celle, hors Montpellier, qui dispose de la plus grosse capacité d’accueil et qu’elle y perdrait, sans l’assurance d’un retour sur investissement. Avec une recette de 158 603 € en 2016, elle avait pu notamment assurer la diffusion de brochures ou la valorisation de ses sites et attraits touristiques. D’où le choix d’en garder la maîtrise, à l’heure où les budgets se font plus minces.

Tous les hébergements proposés à la location sont concernés, qu’ils soient gérés par des professionnels ou des particuliers. Hôtels, résidences de tourisme, meublés entiers ou partie, chambres d’hôtes, villages de vacances, etc., doivent reverser une part de chaque nuitée payée par le visiteur. Avec des montants évolutifs selon le type d’hébergement, de 0,22 € à 4 € par nuitée, auxquels il faut ajouter une taxe additionnelle de 10 % pour le conseil départemental.

Ainsi, concrètement, le tarif est de 4,40 € pour un palace ou équivalent ; 3 € pour un établissement 5 étoiles ; 2 € pour un 4 étoiles ; 1,50 € pour un 3 étoiles ; 0,99 € pour un 2 étoiles ou un village de vacances 4 et 5 étoiles ; 0,70 € pour un 1 étoile, un village de vacances 1, 2 et 3 étoiles, une chambre d’hôte ou un emplacement dans une aire de camping-car ; 0,60 € pour un terrain de camping 3, 4 ou 5 étoiles ; 0,22 € pour un terrain de camping 1 ou 2 étoiles et les ports de plaisance. Des taxes en hausse de 50 % à 70 % par rapport aux tarifs que la Ville de Montpellier avait fixés pour 2016 pour les principales catégories, ce qui permet d’atteindre les montants maximums autorisés par la loi. Comme la plupart des grandes métropoles de France, cela dit.

On a dit que tous les hébergements proposés à la location sont concernés… Y compris, donc, ceux loués par les particuliers, via internet. Dans les communes de plus de 200 000 habitants, Montpellier uniquement sur le territoire de la Métropole, les sites Airbnb, Abritel ou Homelidays collectent directement la taxe auprès des touristes au tarif d’un hébergement non classé, soit 0,70 € la nuitée, et reversent ensuite le produit à la Métropole. Cela avait représenté, sur six mois en 2016 (donnée la plus récente fournie par le site), la somme de 91 500 € pour Airbnb. Mais depuis, le nombre d’hébergements proposés par la plateforme (7 500 annonces environ) a augmenté. Et à partir de janvier 2019, la loi autorisera les collectivités à prélever une part plus importante pour ces locations.

Attention, pour les particuliers situés sur le reste du territoire de la Métropole ou pour ceux qui passeraient par un autre site internet, la collecte, la déclaration et le paiement leur incombent, via la plateforme en ligne (lire ci-contre). C’est d’ailleurs l’un des écueils pour les collectivités, cette taxe est déclarative et repose donc sur la bonne foi des loueurs.

Selon la règle, les recettes générées par cette taxe doivent être Réinjectée donc, dans le circuit, une somme qui devrait se situer autour de 2 M€ selon nos estimations. Et l’enjeu est de taille. Max Levita, lors du vote, l’avait rappelé : le tourisme sur le territoire de la Métropole représente 7 milliards d’euros de recette, soit 12 % du PIB départemental, et 23 000 emplois non délocalisables. C’est tout bonnement la première industrie héraultaise.

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