Direct Matin Montpellier Plus

13-03-2017

OUVRIR LE DÉBAT SUR L’HOMOPARENTALITÉ

Homos, hétéros, différents mais un même désir, devenir parent, quoi qu’il en coûte. Un événement qui n’arrive jamais « comme ça » dans la vie des couples homosexuels mais qui, à l’instar des couples hétérosexuels, reste un cadeau du ciel.
Un ciel qui s’assombrit pour Doan Luu, relais régional de l’association APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens), à quelques jours de la campagne pour la présidentielle, vide de toute allusion à l’homoparentalité. Il est en charge, au niveau de la région, de transmettre les sept propositions de l’APGL aux élus. « À gauche, on est plutôt prêt à les défendre ; à droite, on nous promet d’ouvrir le débat. »
Depuis la loi mariage pour tous de 2013, il y a eu des avancées. « Les couples peuvent adopter un enfant pupille de l’État ou à l’international…», énonce-t-il mais c’est un peu court pour lui et son compagnon, qui ont eu recours à la coparentalité. Avec un couple de femmes, ils ont conçu un enfant « à quatre, par la méthode dite artisanale et donc interdite en France ». Ils se partagent aujourd’hui la garde de Clémence, 5 ans. Il n’est pas le papa officiel, « seulement papou », mais ne désespère pas de l’être un jour, ce que la plurifiliation lui autoriserait.
« À 18ans, elle pourra choisir d’être adoptée par moi. Je lui transmets des valeurs, sourit-il, en attendant de lui transmettre un patrimoine », autre point épineux de l’homoparentalité. Un centre de fécondation in vitro, un organisme d’adoption, une gestation pour autrui… ainsi qu’une foi inaltérable, sont les passages obligés pour mener à bien un tel projet. Avec franchissement régulier de la ligne rouge qui vaudra à certains enfants une mal, voire une non-reconnaissance de leur statut. Ainsi ceux nés d’une GPA (lire ci-dessous).
Enfants nés, et après ?
Si une famille homoparentale est devenue une « famille » au regard de la loi, les choses n’ont de sens, en réalité, que celui de l’hypocrisie. De grands vides juridiques subsistent, comme « l’impossibilité de concevoir nos enfants dans la légalité, note Doan.
L’absurdité se trouve, par exemple, dans l’interdiction pour les couples de femmes de la PMA, sauf en cas d’infertilité ou de maladie transmissible. »
Les femmes lesbiennes devraient donc être toutes stériles, et c’est un minimum. Priées d’aller concevoir ailleurs, à elles de mettre en place une procédure d’adoption au retour.
Quatre ans après le mariage, on ne crie toujours pas son homoparentalité sur les toits. « Je suis de type asiatique, souligne Doan. Ma fille de 5ans est de type caucasien. Je n’ai jamais eu à m’en défendre. » Preuve s’il en est que la société est déjà en mesure d’accepter que la famille dite « nucléaire » ne soit plus l’unique modèle. Ce qui ne signifie pas qu’elle exploserait pour autant.
Valérie Marco

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