Direct Matin Montpellier Plus

15-12-2016

OSE CRÉE À PLEIN TEMPS

Discret mais de plus en plus visible, Ose Cuttingart a acquis l’assurance de ceux qui maîtrisent un savoir-faire prometteur d’une belle notoriété.
Il faut dire que ses pochoirs, quartier de la Méditerranée ou dans l’Écusson, ne laissent pas indifférents. Imposants et sensibles. Ils captent l’attention. Voyez le regard du gorille pensif, le visage buriné du marcheur et le sourire tout ridé de la vieille dame ou encore la détresse des réfugiés sur un radeau en perdition. Chacun de ces pochoirs percute la vision du passant. Et invite à la réflexion.
Dans son atelier derrière la gare, Ose accueille en silence. Attentif, le Montpelliérain trentenaire écoute avant de se dire sans s’exposer. Tout à son ouvrage, il vérifie les traits d’encre sur des feuilles, les trie, les cale et les scotche. Puis, d’une voix douce, il indique avoir « quitté la vente de fringues de luxe », pour s’adonner à la dentelle éphémère. En découpant à la lame de rasoir ses papiers, Ose ajoute aussi s’impliquer ainsi « plus librement et donc radicalement dans (sa) vie ». Et ce grâce à son « choix. Qui est un véritable investissement » et implique une mise à l’écart, « une rupture avec les habitudes, l’environnement ». Sourire. L’homme apprécie. D’autant plus qu’il est soutenu par ses proches : « Ils ont compris même s’ils ont été surpris quand j’ai tout lâché. »
Dans un premier temps, Ose a donc exploré le photo-réalisme, en travaillant « six ou sept pochoirs pour chaque œuvre, à raison de plus de 200 heures d’affilées », jusqu’à faire ressortir le plus précisément dans ses découpes chaque effet pixel.
Maintenant qu’il « maîtrise la technique », Cuttingart a décidé de « simplifier ses découpages pour être plus efficace ». Non seulement dans le processus de création, puisqu’il ne découpe plus que trois pochoirs par œuvre, mais aussi dans la pose qui, d’une demi-heure, s’est réduite de moitié : « Le temps que la peinture sèche entre chaque couche. »
Engagé dans une démarche plus professionnelle qu’éphémère, Cuttingart se réserve la « rue pour terrain d’expression. Et passer des messages précis ». Mais il ne se « sent pas pour autant streetartiste ». Car la création ne peut être « purement altruiste. Et ce n’est pas un acte de résistance », mais la voie par laquelle il veut exprimer ses ressentis et se faire connaître. D’où l’ajout du nom Cuttingart (art de la découpe) à sa signature initiale Ose.
Reste que l’artiste refuse pour l’instant d’être photographié de face. Ses œuvres l’exposent déjà assez.
Camille-Solveig Fol
Artcan Gallery, rue du Cannau.
Entrée libre

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